Portugal: Témoignage de Lemos Ferreira
Voici le résumé détaillé de cette vidéo, un extrait de l'émission Au cœur du paranormal de National Geographic, intitulé « Un OVNI au large des côtes portugaises ». Cet épisode relate un événement historique où, pour la première fois au Portugal, des dossiers militaires confidentiels ont été ouverts à des experts ufologues civils. L'incident du 4 septembre 1957, connu historiquement sous le nom de « Caso Lemos Ferreira » (l'affaire Lemos Ferreira), est l'une des rencontres d'ovnis les plus célèbres de la péninsule ibérique en raison du profil hautement qualifié des témoins.
Une ouverture historique du secret militaire
La décision de déclassifier et de confier ces rapports à une équipe d'ufologues civils vient directement du plus haut gradé de la force aérienne de l'époque : le Général Lemos Ferreira, Chef d'état-major de l'armée de l'air portugaise. Si ce haut responsable a pris le sujet très au sérieux et a donné suite à ces rapports, c'est parce qu'il a lui-même été le témoin direct d'une apparition inexplicable durant sa jeunesse.
L'incident du 4 septembre 1957
Le reportage nous plonge dans les souvenirs du général, alors qu'il n'était encore qu'un jeune pilote de chasse ambitieux.
Le contexte : Ce soir-là, peu après 21h, il commande une escadrille de quatre avions à réaction F-84G Thunderjet basée à Ota (la même base d'où décollera le pilote Julio Guerra 25 ans plus tard pour un autre cas célèbre).
L'observation : Ferreira et ses hommes aperçoivent un objet volant non identifié se détacher sur l'horizon. L'engin ressemble à une étoile très lumineuse aux reflets chatoyants et multicolores, mêlant du rouge, du vert et du bleu.
Le déploiement de « satellites » mystérieux
Alors que l'escadrille observe le phénomène avec stupéfaction (2:00), la situation prend une tournure encore plus déroutante :
L'objet principal commence soudainement à éjecter des objets plus petits.
Ces "satellites", environ 15 fois plus petits que l'appareil d'origine, se mettent à graviter et à tourner autour de lui.
Totalement sidérés par ce spectacle visuel inédit, les pilotes observeront le phénomène pendant 40 minutes au total avant que le commandant Ferreira ne prenne la décision de reconduire toute son escadrille à la base en toute sécurité.
Les détails du témoignage des trois autres pilotes
Ce soir-là, le Capitaine José Lemos Ferreira ne volait pas seul : il commandait une formation de quatre avions de chasse F-84G Thunderjet partis de la base aérienne d'Ota pour un exercice conjoint de navigation nocturne entre le Portugal et l'Espagne. Les trois autres pilotes de l'escadrille étaient les lieutenants Manuel Silva Gomes, Alberto Covas et Salvado Albuquerque.
Leurs témoignages concordent et apportent des précisions cruciales sur le comportement de l'objet :
Un rapport officiel conjoint : Les quatre pilotes, profondément marqués par ce qu'ils venaient de voir, ont rédigé un compte rendu commun très détaillé. À l'époque, le sujet était tabou au sein de l'armée, mais l'étrangeté des faits les a poussés à briser le silence. Ce rapport a par la suite été transmis aux instances de l'OTAN.
La séparation des objets : Tous les pilotes ont confirmé avoir vu la source lumineuse principale (qui changeait de couleur en passant du rouge au vert et au bleu) subir une sorte de "scission". Elle a expulsé des petits disques satellites qui se sont mis à tourner autour d'elle.
Le sentiment de danger : Face à des manœuvres et des variations de taille de l'objet qui semblaient se rapprocher dangereusement de leur formation, la panique a commencé à s'installer. Les pilotes ont avoué avoir craint pour leur sécurité en plein vol, ce qui a poussé le commandant d'escadrille à ordonner un retour immédiat à la base.
Des recoupements au sol : Bien qu'il n'y ait pas eu de radar, leur témoignage a été solidifié par d'autres militaires. Au même moment, deux officiers au sol qui chassaient dans la région de Coruche ont rapporté avoir observé exactement la même « danse de lumières » dans le ciel.
Pour aller plus loin
L'ouverture des archives par le Général Lemos Ferreira a permis la création du premier groupe d'étude civil officiel au Portugal, le CNIFO (Comité Nacional de Investigação do Fenómeno Ovni). Parmi les dossiers secrets déclassifiés, deux cas majeurs se distinguent particulièrement par la précision des rapports techniques et la qualité des témoins militaires.
L'incident de Júlio Guerra (2 novembre 1982)
C’est le cas le plus spectaculaire et le mieux documenté des archives portugaises, souvent comparé à un véritable "dogfight" (combat tournoyant) asymétrique.
Le témoin et le vol : Júlio Miguel Guerra, un lieutenant de 29 ans et instructeur de vol chevronné, effectue un vol en solo à bord d'un avion d'entraînement De Havilland Chipmunk. Il vole à environ 5 000 pieds (1 500 mètres) près de Torres Vedras, au nord de Lisbonne.
La rencontre : Guerra repère un objet métallique en forme de soucoupe ou de "deux bols superposés", entouré d'une bande centrale. L'engin se met à tourner autour de son avion à une vitesse phénoménale.
Le harcèlement en plein vol : Pendant près de 15 à 20 minutes, l'OVNI encercle le Chipmunk de Guerra, effectuant des manœuvres verticales et horizontales impossibles pour la technologie humaine. Guerra tente de s'éloigner, mais l'objet maintient une distance constante, comme s'il jouait avec lui ou l'étudiait.
Témoins multiples en vol : En détresse, Guerra appelle par radio la base aérienne de Sintra. Deux autres pilotes militaires à bord de deux avions de chasse Cessna T-37, les lieutenants Carlos Garcês et António Gomes, sont déroutés pour lui porter assistance. En arrivant sur zone, ils observent eux aussi distinctement l'objet en train de harceler le petit avion de Guerra.
Le dossier technique : Le rapport déclassifié comprend les enregistrements radio de la tour, les rapports médicaux post-vol (Guerra était en état de choc émotionnel intense mais lucide) et une expertise aéronautique concluant qu'aucun appareil connu en 1982 ne pouvait se déplacer ainsi.
2. L'incident radar-visuel d'Ota (17 novembre 1959)
Ce dossier, classé "secret absolu" pendant des décennies, était le pendant parfait de l'incident de Lemos Ferreira (1957) car il apportait, cette fois, la preuve matérielle qui manquait au général.
Le contexte : À peine deux ans après l'observation visuelle de Lemos Ferreira, la base aérienne d'Ota (la même base) est mise en alerte.
La double confirmation (Radar + Visuel) : Les opérateurs du tout nouveau système radar de la base détectent un écho d'une taille anormale stationnaire à haute altitude, se déplaçant parfois à des vitesses hypersoniques instantanées.
La confirmation optique : Pour valider l'écho radar, la tour de contrôle utilise des télescopes de repérage et confirme la présence d'un objet hautement lumineux, changeant de couleur, exactement aux coordonnées fournies par les écrans radars.
L'intérêt du dossier : C'est ce rapport précis qui a convaincu l'état-major portugais de l'époque que les pilotes ne souffraient pas d'hallucinations en 1957. Les données physiques chiffraient des accélérations instantanées qui balayaient l'hypothèse de ballons ou de météores.
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